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Et voici ce que j'ai fait avec le chapitre 2:
Chapitre 2 Lorsqu’elle poussa la porte d’entrée de la maisonnette qu’elle partageait avec son père, Célima entendit celui-ci fredonner dans son bureau. Elle referma silencieusement le battant et se faufila dans le couloir, retardant le moment de l'affronter. L'adolescente savait que son père avait aimé sa femme à la folie et ne s’était jamais totalement remis de sa mort. Avila n'avait pas survécu à la naissance de sa fille et Célima se demandait parfois, s’il ne le lui reprochait pas inconsciemment. Mais il avait toujours été un père aimant et attentif, et il faisait de son mieux pour faire vivre, dans le cœur de sa fille, le souvenir de celle qui lui avait donné la vie. Tout ce qui touchait à la défunte était sacré et elle savait que la destruction de son collier allait le bouleverser. Elle était consciente que sa responsabilité n’était pas en cause et qu’une chaîne brisée n’était pas un problème majeur, mais elle appréhendait le moment où elle devrait infliger à son père peine et déception. Et plus que tout, elle s'en voulais pour l'angoisse qui n'allait pas manquer de le submerger lorsqu'elle lui raconterait sa mésaventure. D’aussi loin qu’elle se souvienne, il n’avait jamais levé ni la main, ni la voix sur elle, se contentant, quand elle désobéissait, de lui lancer un regard qui exprimait toute sa colère, sa tristesse ou, ce qui la touchait le plus, sa déception. Il se montrait toujours tellement surprotecteur à son égard! Elle n'ignorait pas que depuis la mort d'Avila, il avait mis, pour elle, sa vie entre parenthèses, elle vivait constamment dans la crainte de ne pas être à la hauteur, de ne pas mériter un tel sacrifice. Célima allait monter discrètement dans sa chambre, quand elle se reprocha tout à coup sa lâcheté. Son père méritait mieux qu’une fille qui rentre en douce pour éviter de l'affronter. Elle revint sur ses pas et passa la tête par l’embrasure de la porte du bureau. Charles Tandor était installé devant son ordinateur, une mèche de cheveux dorés retombant devant ses yeux bleu saphir fixés sur l'écran. ‒ Coucou papa ! Je suis rentrée ! ‒ Ah ! Ma chérie ! sourit-il. Ça s’est bien passé ? ‒ Eh bien, euh… il nous est arrivé un petit problème tout à l’heure, en allant prendre le bus place de la Paix. Avec Sophie, on marchait dans la rue piétonne et un mec, bourré à la clé, nous a pris la tête pour qu'on lui file une cigarette. Je l’ai envoyé bouler un peu fort, alors ça lui a pas plu. Il m’a attrapée par le col et a commencé à me secouer comme un prunier ! Charles Tandor ne souriait plus du tout et avait même un regard horrifié. ‒ Quelqu’un est intervenu ? souffla-t-il. Il s’est fait embarquer, j’espère ! ‒ Euh… en fait, il n'y avait personne d'autre à cette heure-là. Mais je ne me suis pas laissée faire et je l'ai repoussé tellement fort qu'il s’est envolé dans les airs et a atterri cinq mètres plus loin, les fesses dans l’eau, avant de prendre ses jambes à son cou et de disparaître comme une fusée. Célima souriait timidement en racontant la scène qui sur le moment l’avait ébranlée, mais qui lui apparaissait maintenant plus bizarre que réellement dangereuse. Elle souhaitait, avant tout, dédramatiser la situation, afin de rassurer son père. Au lieu de répondre à son sourire, Charles devint livide. ‒ Où est ton collier ? lacha-t-il d'une voix blanche. ‒ Eh bien justement, expliqua la jeune fille, il l'a cassé en m’attrapant par le col, mais je l’ai récupérée. Elle sortit le bijou de sa poche et le posa sur le bureau de son père. ‒ Il faudra juste faire réparer la chaîne et hop, je pourrai le remettre en moins de deux ! ajouta-t-elle. ‒ Je dois avoir une chaîne qui traîne dans un tiroir, marmonna-t-il, je vais y mettre la pierre et tu pourras la remettre tout de suite autour de ton cou. ‒ Il n’y a rien d’urgent papa, ça peut attendre demain ou même lundi ! protesta Célima, en songeant que là, son père en faisait vraiment trop. Ça tournait à l'idée fixe! Charles ouvrait brutalement tous les tiroirs de son bureau, visiblement en proie à une très grande agitation. ‒ Non non, ne t’inquiète pas, j’en ai pour une minute ! lança-t-il sans même lui jeter un coup d’œil. Célima regardait son père d’un air dubitatif. Elle s’était attendue à sa tristesse, à sa déception, mais certainement pas à cette fébrilité proche de la panique. Tandis qu’elle l’observait avec incompréhension, elle sentit l’agacement la gagner. Elle souhaitait qu’il cesse de s’agiter dans tous les sens et qu’il lui dise enfin ce qui clochait. Soudain, Charles sembla se figer sur place, à moitié baissé, la tête dans un tiroir. Célima l’entendit pousser un petit cri de surprise. ‒ Papa ? Qu’est-ce qu’il y a ? Tu t’es fait mal ? s'inquiéta-t-elle. ‒ Je crois qu’il va falloir qu’on discute un peu tous les deux… marmonna-t-il d’une voix étouffée, mais, ma petite chérie, pourrais-tu te retourner une seconde s’il te plaît… ‒ Hein ?! Quoi ?! Mais pourquoi ? interrogea Célima, interloquée. ‒ S’il te plaît, retourne-toi juste une seconde et après je répondrai à toutes tes questions, articula-t-il entre ses dents serrées. Célima haussa les épaules en grimaçant et fit volte-face. ‒ Là ? C’est bon ? ‒ Oui c’est parfait. Merci ma puce, reprit-il d'une voix plus assurée. Maintenant, remets ce bijou autour de ton cou et allons au salon, nous serons mieux pour discuter. Il lui tendait la petite sphère d’obsidienne, enfilée sur une nouvelle chaîne. Sans un mot, Célima s’en saisit et obéit. Elle lut un indiscible soulagement dans le regard de son père, lorsque la petite boule noire eut retrouvée sa place sur sa gorge, et se demanda deux secondes si elle était entrée dans la quatrième dimension ! Depuis son agression, tout à l’heure, tout semblait bizarre et c’était indubitablement lié à ce collier, qu’elle portait autour du cou depuis des années. Elle suivit son père au salon et ils prirent place côte à côte sur le canapé de cuir. Charles Tandor posa une main sur le genou de sa fille et avec un soupir résigné, commença à raconter : ‒ Ma chérie, tu viens d’avoir dix-sept ans et je ne t’ai pas vue grandir. Je pensais que j’avais le temps et que les choses pouvaient rester comme ça encore un moment, mais j’avais tort. Que ce soit à dix-sept ans ou à dix-huit comme je l’avais prévu, je pense que tu es prête à connaître la vérité et à l’assumer avec maturité. ‒ Je ne comprends rien à ce que tu dis ! protesta Célima avec impatience. Quelle vérité ? C’est quoi toute cette histoire ? L'adolescente sentait une boule qui grossissait au creux de son estomac et elle s’aperçut que ses mains tremblaient. Elle revoyait l'expression du visage de son agresseur alors qu'il gisait sur le sol, la terreur dans son regard. Qu'est-ce qui clochait chez elle? De quelle tare était-elle affublée? ‒ Toi et moi, Célima, poursuivit Charles Tandor, nous n’appartenons pas à ce monde. Nous venons d’ailleurs, d'une autre dimension, d’un monde dont personne ici ne connait l’existence. Et nous ne sommes pas tout à fait semblables aux gens qui nous entourent. Mon véritable nom est Karl-Magnus Tandor'ich, mais j'ai dû en changer pour me fondre dans le paysage local. ‒ Mais bien sûr ! s'exclaffa la jeune fille en sautant sur ses pieds. Et on fait partie du SGC! À moins qu’on ne soit des aliens?! Et on a franchi la porte quand, avant ou après ma naissance ? Un immense soulagement s'empara d'elle. Tout ceci n'était qu'une farce, elle ne souffrait d'aucune monstruosité! ‒ Je ne plaisante pas, Célima, protesta Charles, en lui saisissant la main afin qu'elle se rasseoie. Je sais que ça doit te paraître complètement dingue, mais nous venons réellement d’un autre monde, un monde qui s’appelle Féériana et que nous partageons avec d’autres créatures qui risquent de te surprendre un peu… Célima était muette de stupeur. Elle fixait Charles avec incrédulité et pensait ça y est, mon père a pêté un plomb ! Non, en fait, je suis en train de rêver et quand je vais me réveiller, je serai morte de rire ! ‒ Je me nomme réellement Karl-Magnus, affirma son père avec un sérieux confondant, et ma mère est une demi-fée. Ma grand-mère est la reine du royaume du Korrlans, le territoire des fées, des korrs et des teuzs. C’est grâce à elles que nous sommes ici, toi et moi. ‒ Des fées ! glapit l'adolescente, de plus en plus inquiète pour la santé mentale de son géniteur. Mais c'est du délire, Papa!! Pourquoi pas des elfes aussi tant qu’on y est ! Et puis des nains, des orques, des hobbits ! Sans oublier l’anneau !! ‒ Non Célima, ce n’est ni une blague, ni un conte à dormir debout, mais la réalité. Et oui, tu as également des elfes parmi tes ancêtres, mais pas de nain. En tout cas pas que je sache. Quant aux orques et aux hobbits, désolé, on n’en trouve pas à Féériana. Le royaume où tu es née s'appelle Alicania. Les alicans étaient des hommes et des femmes ordinaires, à l’origine, comme ceux qui peuplent la Terre, mais à force de mélanges entre les races, ils ont fini par hériter, pour certains d’entre eux, des pouvoirs de leurs ancêtres à l’essence magique. Karl-Magnus scrutait le visage de sa fille, attendant sa réaction, mais à sa grande surprise, elle n’avait pas vraiment l’air de réagir à ces révélations pour le moins… inattendues ! En réalité, la jeune fille était tellement abasourdie, qu’elle était comme pétrifiée sur le canapé, incapable du moindre mot ou du moindre mouvement. ‒ Ne bouge pas, s'exclama son père en sautant sur ses pieds. Attends-moi là une minute, je vais te montrer quelque chose qui t’aidera peut-être à mieux comprendre ! Célima hocha la tête, toujours muette de saisissement. Karl-Magnus se hâta vers son bureau, d’où il revint quelques minutes plus tard avec, dans les mains, un objet enroulé dans un morceau de soie. Il posa le paquet sur la table basse et entreprit d’écarter les pans du tissu pour mettre à jour son contenu. Célima eut un hoquet de surprise et de déception. C’était une petite pyramide de roche transparente, avec des inclusions de fumée grise. Très joli, mais rien d’exceptionnel ni de féérique ! ‒ C’est avec ceci que nous sommes arrivés dans ce monde, toi et moi, expliqua Karl-Magnus. Cette pierre permet de passer d’un monde à un autre et elle m’a été confiée par ma grand-mère, qui a pris de très gros risques en me laissant l’utiliser et la garder auprès de moi. Elle contient toutes les connaissances et tous les secrets du Korrlans et elle ne doit surtout pas tomber entre de mauvaises mains ! C’est également ma grand-mère qui m’a remis la sphère d’obsidienne que tu portes autour du cou depuis que tu as six ans. Ce bijou bloque tes pouvoirs, tant qu’il est en contact avec toi. ‒ J’ai des pouvoirs ? s'étrangla Célima. Quels pouvoirs? – Je ne sais pas exactement, avoua-t-il, c'est très variable d'un individu à un autre, mais ce sont tes facultés magiques qui t'ont permis de te libérer de ton agresseur tout à l'heure, ça ne fait aucun doute. – En fait, tu ne m’as dit que des mensonges : ce collier n’a rien à voir avec ma mère comme tu me l’as raconté ! ‒ C’est vrai que je t’ai beaucoup menti, concéda Karl-Magnus, mais c’était pour te protéger. Aurais-tu accepté de le porter si tu avais su la vérité au sujet de ce collier ? ‒ Bien sûr que non ! glapit la jeune fille, ulcérée. ‒ Et que crois-tu qu’il se serait passé ? Crois-tu que ce monde serait prêt à accueillir des gens comme nous ? ‒ Mais si tu m’en avais parlé, j’aurais pu faire attention ! ‒ Tu étais bien trop jeune pour te contrôler et pour comprendre combien c'était nécessaire, soupira-t-il. –Et tu comptais m'en parler quand? – Je comptais te dire la vérité à ta majorité, afin que tu sois prête à assumer ton passé et à faire tes choix. ‒ Choisir entre quoi et quoi ?objecta Célima. Tu ne m’as même pas dit pourquoi nous étions ici, au lieu de voler avec les fées et les elfes ! Et maman, elle venait d’où, elle ? Karl-Magnus sourit tristement et sembla rassembler tout son courage pour continuer. ‒ Là, souffla-t-il, il va falloir que tu me pardonnes encore bien des mensonges, ma chérie. ‒ Quoi ?! s'époumona la jeune fille. Elle est vivante ! Tu m’as caché que ma mère était en vie ! Célima avait bondi sur ses pieds et regardait son père avec rage. Ses yeux lançaient des éclairs et il remercia silencieusement le ciel qu’elle ait son collier autour du cou. ‒ Non Célima, ta maman est bien morte, malheureusement. Mais elle n’est pas morte en te donnant le jour, elle a été… assassinée. Un lourd silence tomba sur le salon. La jeune fille se rassit, hébétée, ne sachant plus que dire, ni que penser. Puis, elle se souvint de toutes les fois où elle s’était sentie tellement coupable d’être vivante, de rire, d’être heureuse, alors que sa mère avait perdu la vie en la lui donnant. Une puissante colère monta en elle, balayant tout sur son passage, en particulier l’amour profond qu’elle portait à son père et le souvenir de toutes ces années qu’il avait consacrées à veiller sur elle. ‒ Tu m’as laissée croire, tout ce temps, que maman était morte par ma faute ! cracha-t-elle. Est-ce que tu as la plus petite idée du calvaire que c’est, pour une petite fille, d’endosser la responsabilité du décès de sa mère ?! Karl-Magnus voulut la prendre dans ses bras, mais elle le repoussa violemment. ‒ Ma douce, je n’ai jamais voulu que tu te croies coupable de sa mort ! balbutia-t-il, mortifié. J’ignorais que tu te faisais de tels reproches ! Il n’y avait aucune raison… tu n’aurais pas été responsable même si… ‒ Je sais cela aujourd’hui, mais quand j’étais plus jeune, je me disais que tu devais me détester pour t’avoir pris celle que tu aimais… ‒ Mon bébé, je suis tellement désolé, souffla-t-il en secouant la tête avec impuissance. C’était simplement le moyen qui me semblait le plus simple pour éviter de m'enliser dans d’autres mensonges, encore plus compliqués, et pour répondre à tes questions. ‒ Qui a tué ma mère ? articula la jeune fille. Et pourquoi? ‒ Célima,objecta-t-il, il faut d’abord que je te parle un peu plus d’elle et de sa famille. Ta mère, comme nous, appartenait au monde de Féériana, mais elle n’était pas n’importe qui. Elle était une descendante du grand roi Xandor Slilan’ich d'Alicania et elle était son héritière légitime. Tu comprends ce que cela signifie ? Célima médita un instant les paroles de son père. ‒ Elle était reine ? murmura-t-elle avec incrédulité. ‒ Non, pas reine, rectifia Karl-Magnus, princesse héritière. Sa mère, la reine Mégala, régnait encore quand ta maman est morte, mais elle devait lui succéder un jour. Et après la mort d’Avila, c’est son frère Xaril qui devint l’héritier du trône. ‒ Et mon grand-père, le roi ? ‒ Ton grand-père Marcus est décédé il y a bien longtemps, mais il n’était pas roi, il était prince consort. C’est ta grand-mère Mégala qui a hérité du trône à la mort du roi Alexior, son père. Elle était fille unique. À Alicania, comme dans beaucoup d’autres royaumes, c’est l’aîné qui hérite du titre, quel que soit son sexe. C’est ainsi que ta maman devait devenir reine, et non pas son frère Xaril. Je n’aime pas dire du mal des absents, mais je dois t’avouer que ton oncle n’est pas un personnage très sympathique. Il est envieux et obsédé par le pouvoir et il appréciait assez peu que sa sœur passe avant lui dans l’accession au trône. ‒ Qui a assassiné ma mère ? insista la jeune fille. ‒ Sincèrement Célima, je ne peux te donner aucune réponse formelle, même si je sais effectivement qui est l’homme qui l’a tuée : il se nommait Vénor Takan et n’était qu’un vulgaire tueur à gage, à la solde d’un personnage bien plus démoniaque. Mais je n’ai aucune preuve pour confondre celui qui a commandité le meurtre d’Avila. ‒ Tu as des soupçons ? suggéra la jeune fille. ‒ Oui j’en ai, grinça Karl-Magnus, et même une quasi certitude. J’ai l’intime conviction que Xaril a payé Vénor Takan pour tuer sa sœur, mais je n’ai aucun moyen de le prouver. Quelques temps avant sa mort, Avila m’avait avoué qu’il lui faisait peur et après ta naissance, elle était même prête à renoncer au trône et à quitter Alicania avec nous, pour te protéger de ses manigances. Nous avions organisé notre fuite et ma grand-mère avait accepté de nous aider. Je rentrais du Korrlans pour avertir Avila que tout était prêt : j’avais trouvé une agréable maison dans la Forêt Océane et il me tardait de vous y emmener toutes les deux. Mais en arrivant au palais, j’ai trouvé Avila sans vie dans notre chambre, un couteau planté dans le cœur. J’étais anéanti ! Le drame venait juste de se produire car sa peau était encore chaude et je me reprochais de ne pas être arrivé à temps pour la sauver. Quand j’ai repris mes esprits, j’ai immédiatement donné l’alerte, mais Xaril s’est débrouillé pour faire peser les soupçons sur moi. Je risquais d’être emprisonné d’un instant à l’autre, quand Vénor Takan fut arrêté. Des témoins l’avaient vu fuir dans les couloirs du palais, couvert de sang. Il a avoué le crime, mais a refusé tout d’abord de nommer son commanditaire. Puis quelques jours avant sa condamnation, des amis vinrent m’avertir qu’il m’avait dénoncé et que j’allais être arrêté. Je t’ai prise avec moi et je me suis enfui au Korrlans, où ma mère et ma grand-mère nous ont cachés le temps d’organiser notre passage et notre installation dans ce monde. Les larmes roulaient sur les joues de Karl-Magnus, alors qu’il revivait ces terribles évènements. Il les essuya du revers de la main, et, les yeux rougis, se tourna vers sa fille avec un sourire triste. ‒ Il était hors de question que je te perde toi aussi ! Tu étais tout ce qui me restait d’Avila et lorsqu’on l’a mise en terre, j’ai juré sur sa tombe que je te protégerais coûte que coûte… et que lorsque tu n’aurais plus besoin de moi à tes côtés, je reviendrais à Alicania pour la venger ! ‒ Mais comment as-tu fait pour débarquer dans ce monde, comme ça, sans existence légale ? ‒ Eh bien, grâce à la pyramide de quartz fantôme que nous avaient donné les dragons, nous… ‒ Les dragons ?! glapit Célima, en ouvrant des yeux comme des soucoupes. ‒ Ah oui ! J’ai oublié de te parler des dragons...
Dernière édition par Laurence le 21 Fév 2010, 18:44, édité 2 fois.
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