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 Sujet du message: Re: Féériana I, Le trône d'Alicania (1er tome d'une trilogie)
MessagePosté: 07 Fév 2010, 09:16 

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Très bon début, il faudrait maintenant que le puisse lire la suite, allez les éditeurs un petit effort !!!!!
et bon courage Laurence pour la suite.


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 Sujet du message: Re: Féériana I, Le trône d'Alicania (1er tome d'une trilogie)
MessagePosté: 07 Fév 2010, 16:57 

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merci eole pour ton avis éclairé et impartial!! Non, sans rire, merci à tous de vos encouragements et je me penche sérieusement sur la réécriture de la suite, après la suppression de mon chapitre trois initial.
Et Daem, pour ce qui est des fautes d'orthographe, à chaque relecture j'en trouve de nouvelles alors faut pas désespérer!!


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 Sujet du message: Re: Féériana I, Le trône d'Alicania (1er tome d'une trilogie)
MessagePosté: 08 Fév 2010, 23:36 

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Chapitre 4 (2ème partie)


Au petit matin, Célima, très excitée par la perspective du voyage à venir, sauta au bas de son lit et fila faire sa toilette. Sur les conseils de son père, elle enfila une fine robe d’été blanche, qui n’aurait pas manqué de la faire remarquer dans les rues du village par ce matin glacial de novembre. Elle se couvrit d’un gilet et descendit l’escalier en courant pour aller déjeuner. En passant devant une fenêtre, elle jeta un coup d’œil dehors et vit qu’une fine pellicule de givre recouvrait l’herbe des prés environnants et les toits des maisons. Elle frissonna en se disant que, décidément, elle détestait cette période de l’année ! Son père lui avait affirmé qu’à Féériana, hormis sur les Glaciers du Nord et du Sud où il faisait toujours très froid, la température était plutôt douce et même parfois carrément caniculaire durant la saison chaude. D’où le choix de la petite robe d’été, et aussi parce que les femmes du Korrlans ne portaient pas de jeans !
La veille au diner, Célima avait bombardé Karl-Magnus de questions au sujet de son monde, mais il n’avait donné que des réponses laconiques, préférant lui réserver la surprise. De fait, la conversation avait-elle tournée autour des bons moments passés ensemble dans cette petite maison.
La jeune fille déjeuna rapidement puis lava son bol, l’essuya et le rangea. Elle fit de même avec celui de Karl-Magnus qui trainait dans l’évier, puis jeta un coup d’œil circulaire à la cuisine pour s’assurer qu’elle était en ordre. Enfin, elle se mit à la recherche de son père. Il était dans son bureau, où il semblait avoir lui aussi fait du rangement. Comme elle entrait dans la pièce, il raccrocha le téléphone.
-Bonjour mon bébé. Bien dormi ? lui sourit-il.
-Ça a été. J’ai eu un peu de mal à trouver le sommeil, mais après j’ai dormi comme une marmotte.
-Je viens d’appeler le lycée. Bien sûr, un samedi matin, il n’y avait personne à la vie scolaire, mais j’ai laissé un message sur le répondeur. Ils le trouveront lundi, ainsi personne ne s’étonnera de notre absence.
-OK. Quand partons-nous ? s'impatienta-t-elle.
-Nous allons d'abord passer dans toutes les pièces pour vérifier que les volets soient bien fermés, puis on se retrouve au salon avec ce que nous emmenons.
-Bon, je fais le haut et je descends mon sac, annonça Célima.
-Alors je m’occupe du bas et j’apporte la pyramide au salon.
Ils se séparèrent et Célima monta vite faire le tour des pièces du premier étage. Tout était fermé et les lumières éteintes. Arrivée à sa chambre, elle se planta au centre de la pièce et regarda longuement tout ce qui, autour d’elle, avait jusque là constitué sa vie. Enfin, elle appuya sur l’interrupteur et referma la porte derrière elle.
Son père l’attendait au salon, assis dans un fauteuil, la petite pyramide de quartz fantôme posée sur la table basse. Célima vint s’asseoir face à lui avec un sourire.
-Tu es prête ? demanda-t-il en souriant.
-Parée à décoller Capitaine, plaisanta la jeune fille en se mettant au garde à vous.
-Alors allons-y.
-Tu n’emportes rien ? s’étonna Célima.
-J’ai tout ce qu’il me faut sur moi. Tout le reste m’attend déjà sur Féériana !
-Alors je crois que nous pouvons y aller, affirma la jeune fille d’un ton décidé.
Karl-Magnus se leva, prit la pyramide et vint se placer à peu près au centre de la pièce. Il tendit la main à Célima.
-Viens-là et tiens bien ma main.
Célima ramassa son sac d’une main et mit l’autre dans celle de son père, qu’elle serra fermement. Karl-Magnus posa la base de la pyramide sur la paume de sa main, le sommet dirigé vers le haut.
-Attention, concentre-toi bien sur le sommet, Célima.
Il fixa lui aussi son regard sur le sommet de la pyramide, tout en se concentrant sur le point d’arrivée du voyage.
Tout à coup, Célima vit un puissant rayon sortir de la pointe de la pyramide, puis son père fut entouré d’un halo lumineux qui la gagna elle aussi par leurs mains jointes. Soudain elle se sentit comme projetée dans le vide et eut la sensation d’une chute vertigineuse dans un tube de lumière blanche scintillante et irisée. Elle ferma les yeux et serra plus fort la main de son père. Brusquement tout cessa ! Il lui sembla que ses pieds retrouvaient le sol en douceur et prudemment elle rouvrit les yeux.
Devant elle se tenait la plus belle jeune femme qu’elle ait jamais vue ! Son visage pâle était illuminé par de longs cheveux d’or fin, ses immenses yeux bleus pailletés d’argent étaient fixés sur Célima et un magnifique sourire étirait ses lèvres roses nacrées.
-Mon enfant, je suis si heureuse de te retrouver enfin !
Célima jeta un regard interloqué à son père qui se tenait à ses côtés, serrant toujours sa main dans la sienne et arborant un sourire plein de fierté paternelle.
-Maman, je te confie ma fille, prends en grand soin, dit-il à l’inconnue.
L’apparition enveloppa la jeune fille entre ses bras et posa sur sa joue ses lèvres douces et chaudes. Sa peau diaphane dégageait une lumière blanche et elle embaumait un parfum frais et fleuri. Puis elle la tint à bout de bras pour la dévorer du regard.
-Maman ? s'étrangla Célima. Vous êtes ma grand-mère ?


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 Sujet du message: Re: Féériana I, Le trône d'Alicania (1er tome d'une trilogie)
MessagePosté: 09 Fév 2010, 06:40 

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merci Laurence pour cette suite, je commence vraiment à accrocher
très sympa et agréable à lire, un livre comme je les aime ou la lecture efface le quotidien

bonne continuation


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 Sujet du message: Re: Féériana I, Le trône d'Alicania (1er tome d'une trilogie)
MessagePosté: 09 Fév 2010, 12:17 

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Merci eole! je m'accroche et je continue!!


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 Sujet du message: Re: Féériana I, Le trône d'Alicania (1er tome d'une trilogie)
MessagePosté: 09 Fév 2010, 12:39 
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Merci Laurence, je me régale vraiment, il y a des fautes d'orthographe et d'accord, mais ça peut vraiment attendre le moment des corrections, ce n'est pas gênant outre mesure.
Je te souhaite, sincèrement, de trouver un éditeur, je suis restée accrochée du début à la fin, même dans les descriptions plus longues.
Bonne continuation et continue à me faire rêver :king:
J'ai hâte de lire la suite, mais j'ai surtout hâte de tenir le livre dans mes mains sous ma couette.


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 Sujet du message: Re: Féériana I, Le trône d'Alicania (1er tome d'une trilogie)
MessagePosté: 09 Fév 2010, 20:05 

Inscription : 01 Jan 2010, 16:17
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Localisation : Cantal
Et moi donc, Choups, et moi donc!!
Non, sans rire, tes commentaires m'encouragent vraiment et me stimulent!! Merci!


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 Sujet du message: Re: Féériana I, Le trône d'Alicania (1er tome d'une trilogie)
MessagePosté: 10 Fév 2010, 00:07 
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Alors j'ai lue tout tes chapitres sur mon téléphone portable car je trouve que c'est mieux que sur l'ordi lol. Je trouve ça intéressant. J'ai hâte de lire la suite.

Certain truc me gêne notamment le passage où ils doivent faire le tour de la maison pour voir si tout est fermé. Je pense que ce passage là est inutile. Je ne sais pas ce qu'en penses les autres personnes


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 Sujet du message: Re: Féériana I, Le trône d'Alicania (1er tome d'une trilogie)
MessagePosté: 10 Fév 2010, 00:18 

Inscription : 01 Jan 2010, 16:17
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Localisation : Cantal
Tu as raison Shaka. C'est juste que je suis un peu tatillon, j'ai toujours besoin de donner une explication pour tout et du coup, j'en fais trois fois trop! Mais qu'est-ce que tu veux, à mon âge, on va pas me refaire!!


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 Sujet du message: Re: Féériana I, Le trône d'Alicania (1er tome d'une trilogie)
MessagePosté: 10 Fév 2010, 14:09 
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Salut,
je viens de lire ton premier chapitre, j'aie bien aimé la trame mais j'aie trouvé certaine chose un peu lourde, c'est surtout stylistique donc je me suis permis de retoucher des trucs, voilà j'espère ne pas avoir outrepassé mes droits de lecteur mais d'un sens je pense que tu l'as mis sur ce forum dans cet esprit. Bon t'en feras ce que tu voudras mais voilà ce que ça donne. J'aie surtout changé des mise en forme de tes phrases et quelques mots par ci par là il y a aussi des annotations pour lesquels je te donne simplement des indications. Voilà, j'espère que tu ne prendras pas ce ces commentaires mal c'est juste mon opinion mais sinon ça donne envie pour la suite(je ne l'aie pas encore lu!) si ma démarche t'as intérréssé je peux essayer de faire de même pour d'autres chapitre.
En échange de bon procédé je serais flatté que tu lise le premier chapitre des Fils d'arhun et que tu me donne ton avis.
DONC:Chapitre 1
Du plus loin qu’elle se souvienne, Célima s’était toujours sentie différente.
Les habitants du petit village de Vincinal, où elle vivait seule avec son père, semblaient partager ce sentiment, les considérant encore après tant années, avec la plus grande méfiance. Bien qu’ayant grandi parmi eux, elle se sentait étrangère et n’avait qu’une seule amie, Sophie. La timide fillette était arrivée dans sa classe de maternelle alors qu’elle avait cinq ans. Célima l’avait aussitôt prise sous son aile, la protégeant de la cruauté des autres enfants pour qui tout nouvel élève était une proie rêvée.
Elles étaient aussi dissemblables que le jour et la nuit mais n’en demeurait pas moins aussi inséparables que les doigts de la main. Sophie, aux yeux de velours sombre, était une fille aux longs cheveux blonds et à la peau dorée, tandis que Célima, aux immenses yeux d’émeraude en amande, arborait un teint de porcelaine et de longues boucles noires comme l’encre.
Tous comme leur physique, leurs caractères aussi, étaient diamétralement opposés. Autant Sophie était timide, effacée, peu sûre d’elle et réfléchie, autant Célima était rebelle, impulsive et pleine d’assurance, se moquant totalement de ne pas être acceptée par les autres enfants et éprouvant pour eux, au pire du mépris, au mieux la plus profonde indifférence.
L’arrivée de la fillette blonde dans la petite école rurale, avait fait suite au décès de son père dans un terrible accident de voiture. Sa mère qui devait assumer seule ses deux jeunes enfants, avait accepté un emploi de gardienne-bonne à tout faire, dans l’un des deux châteaux de Carquenat, le village voisin.
Célima avait beaucoup de respect et d’affection pour cette femme courageuse, elle, qui n’avait jamais connu sa mère, morte en lui donnant le jour. Bien que son père l’ait entourée de tout l’amour et l’attention qu’il le pouvait, elle se demandait souvent quelle aurait été leur vie si sa mère avait vécu.
Les deux orphelines s’étaient serrées les coudes tout au long de leur scolarité, de la maternelle au lycée, toujours complices et confidentes. Il était donc logique que Sophie soit témoin de l’évènement qui allait bouleverser l’existence.
Célima venait tout juste d’avoir dix-sept ans et son amie allait fêter les siens dans quelques jours. Deux mois plus tôt, les deux adolescentes étaient entrées en terminale et, en ce sombre et pluvieux après midi de novembre, elles se hâtaient à travers les rues d’Alberac pour rejoindre le départ du bus qui devait les ramener chez elles.
Ici je mettrais des dialogues sans importance mais pour s’attacher au personnage peut être à propose de ce prof qui l’as saoulé !
Alors qu’elles pressaient le pas dans une artère piétonne, encombrée de groupes d’adolescents bruyants et chahuteurs, un individu s’approcha d’elles.
Il avait le visage en partie masqué par la capuche d’un sweat-shirt informe et les aborda sans complexe, les abreuvant de propos grossiers.
Ici aussi tu peux te lacher !
Sophie baissa la tête, feignant d’ignorer l’individu, et accéléra le pas, mais Célima, qu’une réprimande injustifiée d’un professeur mal embouché avait mise de méchante humeur, pila net et, rouge de colère, remit le grossier personnage à sa place avec mépris. Ce dernier se jeta soudain sur elle, la saisit par le col de son manteau et la secoua violemment. La chaînette qu’elle portait autour du cou et à laquelle était suspendue une petite sphère d’obsidienne s’enfonça alors cruellement dans sa chair tendre. Dans l’espoir de se libérer de cette poigne brutale, Célima plaqua ses deux mains sur le torse de son adversaire et le repoussa de toutes ses forces. La chaînette se rompit brusquement et tomba sur les pavés. Au même instant, son agresseur fut projeté dans les airs et retomba cinq mètres plus loin dans une flaque d’eau. Il lui jeta un regard effaré et fit mine Ici je le ferais se débiner tous de suite de se relever, mais à son propre étonnement, le jeune homme resta figé sur place, incapable du moindre mouvement, comme cloué au sol.
Stupéfaite, Célima se tourna vers Sophie qui la dévisageait avec des yeux ahuris. Un bruit lui fit tourner la tête vers l’inconnu, mais celui-ci s’était relevé et fuyait à toutes jambes.
-C’est quoi ce délire ? marmonna-t-elle en grimaçant.
Sophie haussa les épaules en secouant la tête puis se baissa pour ramasser quelque chose sur le sol. Elle tendit sa main ouverte à Célima qui y vit briller la petite boule noire. À son tour, elle voulut tendre le bras pour s’en saisir, mais le bijou vola seul jusqu’à sa paume ouverte, comme attiré par un aimant.
-C’est complètement dingue, ce truc ! s’exclama-t-elle.
-Ça, il n’est pas banal ton collier ! C’est le moins qu’on puisse dire ! Mais où est-ce que tu as appris à te défendre comme ça ? Demanda Sophie en contemplant son amie avec autant d’étonnement que d’admiration.

-Mais tu rigoles ! Je ne l’ai même pas touché, ce bouffon ! Il s’est envolé tout seul ! Et maintenant, c’est ma chaîne qui plane ! Y’a un truc dans l’air ou quoi ?
-Tu es peut-être télémachinchose, tu sais, les gens qui font bouger des objets par la pensée.
- Télékinésiste ! Ben alors ça serait nouveau ! En tout cas, papa va être dans tous ses états ! Ce bijou appartenait à ma mère et il tient absolument à ce que je le porte tout le temps! Il me l’a donné pour mes six ans et m’a fait tout un laïus comme quoi il était très important pour lui que je le garde toujours sur moi afin que maman soit toujours à mes côtés et me protège d’une certaine façon, blablabla… Là il ne va pas avoir le choix ! Je vais bien être obligée de le laisser chez un bijoutier pour le faire réparer.Un peu long pour un dialogue
Célima referma sa main sur le pendentif puis le glissa dans la poche de son jean. Perdues dans leurs pensées, les deux amies se remirent silencieusement en route.
Assise dans le bus, le front appuyé contre la vitre, Célima regardait défiler le paysage sans vraiment le voir. Elle repassait en boucle la curieuse scène dans sa tête. La fureur qui s’était emparée d’elle et le vol plané de son agresseur. Là j’aie taillé sec !
Célima jeta un coup d’œil à Sophie et réalisa que celle-ci la contemplait d’un air songeur. Elle haussa un sourcil interrogateur et sa compagne lui sourit affectueusement.
Quand le bus arriva sur la place de la mairie de Carquenat, celle-ci se leva et prit son sac, avant de déposa un baiser sur la joue de son amie.
-À demain Célima! Dit-elle, Et ne cogite pas trop… C’était qu’un gros nul ce mec, gros muscles et petit cerveau !
Célima lui rendit machinalement son sourire et la regarda son ami descendre du bus avec un coupable soulagement. Puis, elle se cala contre le dossier de son siège en se préparant à affronter son père.

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 Sujet du message: Re: Féériana I, Le trône d'Alicania (1er tome d'une trilogie)
MessagePosté: 10 Fév 2010, 14:53 

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Merci beaucoup Kb, tes corrections sont vraiment supers!! J'adopte immédfiatement. Sauf un truc qui est important, le fait que l'agresseur reste figé sur le sol. Si tu lis la suite tu comprendras pourquoi j'ai insisté un peu lourdement sur ce fait. En tout cas merci beaucoup de tes remarques et du temps que ça a dû te prendre. Ne t'inquiète pas, ça ne me vexe pas bien au contraire. Comme tu le dis, c'est pour ça que j'ai mis mon texte en ligne!!! Pour les dialogues que tu me dis d'étoffer, je l'avait fait dans un premier chapitre alternatif, mais mes testeurs perso (mes enfants, mon mari,...) ont tous préféré la première mouture alors voilà...
Je vais aller lire ton texte dès que j'ai un moment puis je te dirai ce que j'en pense. Un échange de bons procédés, ça me conviens tout à fait!!
Encore Merci


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 Sujet du message: Re: Féériana I, Le trône d'Alicania (1er tome d'une trilogie)
MessagePosté: 10 Fév 2010, 14:54 

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ah, et Choups, pour les fautes d'orthographe, je ne vais pas tarder à avoir antidote! ça va me changer la vie!!!


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 Sujet du message: Re: Féériana I, Le trône d'Alicania (1er tome d'une trilogie)
MessagePosté: 10 Fév 2010, 15:33 
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bon bah content que la démarche t'es plus, je lirais la suite.
à plus

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 Sujet du message: Re: Féériana I, Le trône d'Alicania (1er tome d'une trilogie)
MessagePosté: 12 Fév 2010, 14:24 
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Lorsqu’elle poussa la porte d’entrée de la maisonnette qu’elle partageait avec son père, Célima entendit Charles Tandor tiens elle appelle son père charles Tandor fredonner dans son bureau. Elle referma silencieusement le battant derrière elle et se faufila dans le couloir sur la pointe des pieds, retardant le moment de lui faire de la peine. Elle savait que son père avait aimé sa femme à la folie et ne s’était jamais remis de sa mort. Parfois, elle se demandait même s’il ne lui en voulait pas à elle d’avoir causé son décès. Mais il avait toujours été un père aimant et attentif, qui faisait de son mieux pour faire vivre, dans le cœur de sa fille, le souvenir de celle qui lui avait donné la vie. [color=#0000FF]Tout ce qui touchait à Avila était sacré pour lui et elle savait que l’incident du collier allait lui fendre le cœur. Bien que consciente que sa propre responsabilité n’était pas en cause et qu’une chaîne brisée n’était pas un problème majeur, elle appréhendait le moment où il lui faudrait affronter la peine et la déception dans le regard de son père[/color]tu devraie peut être mettre ce passage avant "elle savait que son père...".
D’aussi loin qu’elle se souvienne, Charles n’avait jamais levé ni la main, ni la voix sur elle, se contentant, quand elle désobéissait, de lui lancer un regard qui exprimait toute sa colère, sa tristesse ou, ce qu’elle craignait le plus, sa déception. Célima éprouvait pour son père un amour inconditionnel et un très profond respect. Elle était bien consciente que depuis la mort de sa femme, il avait mis sa vie entre parenthèses et ne vivait plus que pour et par sa fille, la fille d’Avila. Elle vivait dans la crainte de ne pas être à la hauteur, de ne pas mériter un tel sacrifice, et un seul regard déçu de son père lui faisait plus mal que n’importe quelle remontrance ou punition.je rejoins sur ce passage l'avis d'un autre lecteur qui disait que ç'étais peut être un peu trop sirupeux.
Elle allait poser le pied sur la première marche de l’escalier menant à l’étage où se situaient les chambres peut être monter dans sa chambre serait moins lourd quand elle se reprocha tout à coup sa lâcheté. Charles Tandor méritait bien mieux qu’une fille qui se faufile en douce pour éviter de lui parler.
Changeant d’avis, en trop, on avait comprit. Célima revint sur ses pas et passa la tête par l’embrasure de la porte du bureau.
Peut être une description physique de son père en utilisant son nom cette fois serait le bienvenue à ce moment-Coucou papa ! Ça y est,en trop je suis rentrée !
-Ah ! Ma chérie ! Ça s’est bien passé ? Tu as eu des notes aujourd’hui ?
-Oui, j’ai euen trop, un 18 en anglais et un 16,5 en maths.
-C’est très bien ça ! Et Sophie, elle s’en est bien sortie ?
-14,5 en maths et 8 en anglais. On avait bûché ensemble, mais je crois bien qu’en anglais, son cas est désespéré !
-Dis-lui qu’elle est la bienvenue si elle veut que je lui donne un coup de main.
-Sa mère n’acceptera jamais parce qu’elle n’a pas les moyens de te payer.
-Je ne parlais pas de cours d’anglais payants mais simplement de se joindre à nous lors de nos petites conversations dans la langue de Shakespeare.
-Je sais papa, mais tu connais Marie-Hélène ! Elle ne veut surtout rien devoir à personne dans cette vallée et je la comprends !
-Bon je passerai la voir et j’essaierai de lui faire comprendre qu’il ne s’agit pas de charité de ma part, mais simplement d’aider une jeune fille que j’aime beaucoup et qui le mérite. Et puis, je lui dois bien ça pour toutes les fois où elle t’a fait bénéficier de ses talents culinaires bien supérieurs aux miens !
-On ne peut pas être à la fois un génie des langues et un as de la cuisine, mon petit papa ! sourit Célima.
Charles sourit à son tour.
-À part ça, rien de neuf aujourd’hui ?
-Eh bien, euh… il nous est arrivé une petite mésaventure tout à l’heure, en allant prendre le bus place de la Paix. On marchait dans la rue piétonne quand un garçon a commencé à nous sortir des vannes dégoutantes. Je l’ai envoyé bouler un peu fortement alors ça ne lui a pas plu. Il m’a attrapée par le col et a commencé à me secouer comme un prunier !
Charles Tandor ne souriait plus du tout et avait même un regard horrifié.
- Quelqu’un est intervenu ? Il s’est fait embarquer, j’espère !
-Euh… en fait il s’est envolé dans les airs et a atterri cinq mètres plus loin, les fesses dans l’eau, puis il a pris ses jambes à son cou et a disparu comme une fusée.
Célima souriait jusqu’aux oreilles en racontant la scène qui sur le moment l’avait ébranlée et lui paraissait maintenant plutôt comique. Mais au lieu de répondre à son sourire, Charles avait perdu toute couleur ; son visage était livide ça fait redite!
Je continue, mon avis à la fin du chapitre.

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 Sujet du message: Re: Féériana I, Le trône d'Alicania (1er tome d'une trilogie)
MessagePosté: 15 Fév 2010, 22:56 

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CHAPITRE 5 (partie 1)
Célima fixait d’un air ahuri l’étincelante jeune femme, qui avait tout juste l’âge d’être sa sœur aînée ou à la rigueur sa mère.
‒ Eh oui ma chérie ! Je vois que ton père a oublié de te préciser que les fées ne vieillissent pas comme les humains. Appelle-moi Ludmilla, ça sera plus facile.
Célima se tourna vers son père qui avait lâché sa main, et réalisa alors qu’il n’était plus à ses côtés.
‒ Karl-Magnus a dû te dire qu’il devait disparaître rapidement, afin que nul ne puisse faire le lien entre vous.
‒ Oui, il l’a fait, répondit Célima d’une toute petite voix.
Il avait cependant omis de préciser qu’il la larguerait comme un vulgaire paquet dans les bras d’une grand-mère qui ne ressemblait en rien à ce qu’elle avait imaginé !
‒ Je ne suis qu’une demi-fée, donc je vieillis, expliqua Ludmilla, mais cette évolution est chez moi bien plus lente que chez les humains. Pour ce qui est des fées véritables, comme ma sœur ou ma mère, leur vieillissement cesse dès l’âge adulte.
Ce fut à ce moment-là, que Célima réalisa que son père paraissait beaucoup plus jeune que les parents de ses camarades de classe. Elle n’y avait jusque-là accordé aucune importance.
‒ Mais alors, moi non plus je ne vieillirais pas ?
‒ Tu es une sang-mêlé, comme ton père et ta mère, donc tu vieilliras, mais bien plus lentement que les humains ordinaires. D’autant que tes parents, j’ignore si ton père te l’a dit, comptaient chacun des elfes parmi leurs ancêtres, bien que Titania et Obéron refusent de l’admettre.
‒ Pourquoi ? s'étonna la jeune fille. Et qui sont-ils ?
– Obéron et Titania sont les souverains du royaume elfique d'Alpendrük et ils se refusent à avouer que certains ou certaines de leurs sujets se sont unis à des individus d’une autre race, avec lesquels ils n’aiment pas trop se mêler.
– Ils sont racistes ? s'alarma Célima.
– Non, ils respectent et considèrent toute race comme leur égale, mais ils apprécient peu de mêler leur sang à celui d’une autre espèce, par peur de perdre leur identité, répondit Ludmilla en haussant les épaules.
– Et j’ai donc du sang elfique dans les veines ? s'enquit la jeune fille.
– En effet, ta mère avait plusieurs elfes dans son arbre généalogique et la mère de mon cher Viktor, ton grand-père, était une elfine. Elle est morte de chagrin, après la disparition de son fils et j’ai bien failli en faire autant. Seuls Karl-Magnus et toi, mon enfant, m’avez donné la force de continuer à vivre.
Le visage de Ludmilla avait perdu tout sourire et une profonde tristesse hantait son regard. Célima n’osa lui demander ce qu'il était advenu de son grand-père.
Pour la première fois, depuis son arrivée, elle détacha son regard de son incroyable grand-mère et le promena autour d’elle. Elle s’aperçut alors qu’elle se trouvait à l’intérieur d’un arbre ! Ou plus exactement, la pièce circulaire dans laquelle elle se tenait avec Ludmilla avait été creusée dans un gigantesque tronc d’arbre ! Sur les murs, elle pouvait voir les veines du bois, et des ouvertures rondes, où pendaient des rideaux de feuilles, laissaient filtrer la lumière du jour.
‒ Mais où avais-je la tête, s'exclama Ludmilla, je parle, je parle et je ne pense même pas à te montrer tes appartements ! Tu dois avoir hâte de t’installer ! Tu es ici dans mon salon, nous avons pensé que ce serait plus discret pour votre « arrivée ».
La grande pièce était entièrement meublée de matériaux naturels. La table basse était taillée dans une pierre rose, sans doute du quartz, ainsi que ce qui semblait être une banquette flanquée de deux fauteuils, recouverts de coussins de mousse vert tendre. À l’intérieur des murs, des étagères et des rangements avaient été sculptés dans le bois brut. Une petite porte était découpée et Célima se demanda quelles autres surprises l’attendaient derrière.
‒ Votre salon est très joli, grand-m…euh, Ludmilla, bredouilla la jeune fille, embarrassée. Mais je me demande…nous sommes bien dans un arbre, n’est-ce pas ?
‒ Absolument ma chérie. Tu es ici dans mon arbre et je vais de ce pas te conduire au tien.
‒ Je vais vivre dans un arbre, moi aussi ?
‒ Bien sûr, affirma Ludmilla, tout le monde au Korrlans vit dans un arbre  ! Tu auras le tien, tu lui sera attachée et je t’apprendrai à en prendre soin.
Célima ne saisissait pas vraiment le sens de cette dernière phrase, mais elle acquiesça docilement et emboîta le pas à sa grand-mère, qui se dirigeait vers la petite porte. Cette dernière s’ouvrait sur un couloir, ou plutôt une galerie, creusée elle aussi dans le bois et qui semblait traverser l’arbre de part en part, débouchant, à une extrémité sur une immense ouverture circulaire, et à l’autre sur une grosse porte sculptée de fleurs et de fruits. Les parois de la galerie étaient entièrement recouvertes de lierre grimpant et parsemées de petites sphères de cristal.
Ludmilla se dirigea vers la porte, semblant flotter dans sa longue robe au tissu rose pâle vaporeux. Lorsqu’elle ouvrit le lourd battant d’un simple geste de la main, le soleil éblouit un instant Célima, qui cligna des yeux. Puis, alors qu’elle franchissait le seuil à la suite de sa grand-mère, un spectacle hallucinant s’offrit à elle. De gigantesques feuillus, aux troncs larges comme des maisons, s’élevaient devant elle, tous percés de portes et de fenêtres rondes, et une multitude d’êtres lumineux vaquaient à leurs occupations, portant pour la majorité d’entre eux, une paire d’ailes translucides et scintillantes dans le dos. Certains, d’ailleurs, virevoltaient entre les arbres, laissant derrière eux une traine dorée. Célima écarquilla les yeux et distingua de-ci de-là, de tout petits personnages qui entraient et sortaient de sortes de terriers, creusés sous de hautes pierres dressées vers le ciel et ressemblant à des…menhirs ! C’était des menhirs !
Ces petits êtres ne mesuraient pas plus de cinquante centimètres. Ils avaient la peau très mâte, de magnifiques yeux bleus et un casque de boucles blondes, coiffées d’un bonnet rouge. Les plus âgés portaient une longue barbe qui les faisait ressembler à des nains de jardin, avec leurs visages joufflus.
Célima remarqua que parmi eux, aux côtés des fées le plus souvent, se tenaient également de toutes petites femmes, qui ressemblaient à des poupées de porcelaine. Comme les petits bonshommes, elles mesuraient tout juste cinquante centimètres, mais elles étaient d’une grande beauté, avec leurs traits délicats, leurs yeux de saphir et leurs longues boucles blondes.
Une grande agitation régnait dans la forêt et nul ne sembla s’intéresser à la nouvelle venue dans le royaume. Célima en déduisit que sa tenue ne devait pas paraître trop excentrique.
Ludmilla suivit un chemin entre les arbres et s’arrêta bientôt devant l’un d’eux, un peu moins imposant et dont le tronc s’ouvrait largement sur ce qui ressemblait à une échoppe. À l’intérieur, l'une des jolies petites créatures s’approcha d'elle et se mit à parler dans une langue qui ressemblait davantage au babil d’un oiseau qu’à un véritable langage. Ludmilla lui répondit de la même façon, avec force sourires et prit le baluchon qu’elle lui tendait. La petite créature s’inclina avec grâce et la demi-fée ressortit de la boutique à peine deux minutes après y être entrée.
‒ J’avais demandé à Zerba de te confectionner quelques tenues plus … appropriées à la situation, expliqua-t-elle.
Célima jeta un œil sur sa robe blanche, puis sur la longue robe rose pâle de sa grand-mère, dont le tissu était tellement léger qu’il paraissait presque gazeux.
Ludmilla rebroussa chemin, mais alors qu’elles atteignaient son logis, continua jusqu’à l’arbre voisin, plus petit, mais doté lui aussi d’une porte et de fenêtres rondes.
‒ Voici ton arbre, Célima. Tu es ici chez toi. Viens entrons, que je te fasse visiter.
Elle agita la main et la lourde porte sculptée d’oiseaux et de papillons s’ouvrit largement. La demi-fée s’effaça pour laisser entrer la jeune fille. Celle-ci vit immédiatement que cet arbre n’avait pas été pensé comme celui de sa grand-mère. Il s’ouvrait sur une vaste pièce, représentant environ les trois quarts du tronc, et qui se composait d’un coin salon avec canapés et fauteuils et d’un coin chambre avec un lit de bois et une petite table de chevet, sur laquelle était posée une boule de cristal transparente. Ici, presque tout le mobilier était en bois. La demi-fée traversa le salon et ouvrit une porte qui menait au dernier quart du tronc. C’était une salle de bain. La baignoire, le lavabo et les toilettes étaient en quartz rose et la pièce, qui ne possédait pas de fenêtre, était éclairée par des boules de cristal qui s’illuminèrent dés l’entrée de Ludmilla. Celle-ci se tourna vers Célima avec un doux sourire.
‒ Je crois que maintenant, tu peux te séparer de ta sphère d’obsidienne et la remplacer par ceci.
Elle tenait, dans le creux de sa main, une petite boule mauve pâle, que Célima reconnut comme de l’améthyste. Elle décrocha son bijou et remplaça la petite sphère noire par sa jumelle violette, en priant intérieurement pour ne pas déclencher une catastrophe.
‒ Bien, maintenant voyons voir si tu es capable d’utiliser ton énergie pour les petits trucs de la vie courante.
À ces mots, les boules de cristal s’éteignirent et la pièce fut plongée dans le noir. Célima comprit ce que sa grand-mère attendait d’elle et se concentra sur les sphères afin de les voir briller de nouveau. Immédiatement la lumière réapparut. Ludmilla battit des mains.
‒ Bravo ! Et maintenant le lavabo. L’eau est puisée dans la rivière qui traverse la forêt et amenée par ces tuyaux de bambou que tu vois là. Tu n’as qu’à utiliser ta volonté pour qu’elle s’écoule dans la vasque.
Célima se concentra sur le bassin de quartz, essayant de visualiser mentalement le ruissellement de l’eau et presque instantanément celle-ci déboucha du tuyau de bois. La jeune fille plongea la main sous le jet clair et la retira brusquement : c’était glacial !
Ludmilla laissa échapper un rire cristallin.
‒ Tu as dû oublier de te concentrer sur la température ! Cette eau vient de la montagne, elle est pure mais aussi très froide ! Essaie de ne pas l’oublier quand tu voudras prendre une douche ou un bain !
La jeune fille sourit et regarda autour d’elle. Voilà la parfaite maison écologique !  pensa-t-elle. Ça ferait un malheur en France, ce truc là !
La demi-fée regagna le salon et ouvrit le baluchon que lui avait remis la jolie petite créature. Elle en sortit des vêtements, qu’elle déposa un par un sur la banquette. Célima ne put s’empêcher de rougir en voyant les sous-vêtements vaporeux et translucides qui s’étalaient devant elle. Puis vinrent des robes de toutes les couleurs, des roses, des vertes, des bleues, des jaunes, des rouges, et enfin, une magnifique robe longue, taillée dans un tissu blanc gazeux, incroyablement fin et parsemé de cristaux en forme de gouttes de rosée.
‒ Voilà ce que Zerba a confectionné pour toi, lança Ludmilla. C’est notre meilleure couturière. Il n’y a personne qui sache travailler la soie d’araignée comme elle. Et voici ce que son mari, qui est un fameux cordonnier, a réalisé.
Elle tenait dans chaque main une paire de chaussures. L’une était une paire de ballerines de cuir souple et l’autre une délicate paire de sandales à semelle de cuir et lanières de soie blanche.
‒ Tu as ici toute la place pour ranger tes affaires.
En disant ces mots, la demi-fée ouvrit les portes des placards astucieusement camouflés à l’intérieur de la cloison de bois.
‒ Pour rencontrer ma mère et ma sœur et être présentée à la cour ce soir, poursuivit-elle, je te conseille de porter la robe blanche avec les sandales. N’oublie pas qu’à compter d’aujourd’hui, tu n’es plus Célima mais Alicia Tandor’ich, la fille de mon beau-frère Mika et de sa femme Vénila. Tu es là pour me tenir compagnie, chasser ma mélancolie et pour que je t’enseigne comment utiliser ton énergie. Seules ma mère et ma sœur doivent connaître ton identité. Tu as bien compris ?
‒ Oui grand… Ludmilla. Je ferai très attention.
‒ Bien, à présent je te laisse t’installer. Je reviendrai te chercher un peu avant le déjeuner, pour te faire visiter la Forêt de Jade, notre capitale.
‒ Merci Ludmilla. Je suis vraiment très heureuse d’être ici.
‒ Mon enfant ! s’exclama la demi-fée en serrant la jeune fille sur son cœur. Si tu savais quel bonheur c’est pour moi de pouvoir enfin te regarder et te prendre dans mes bras ! J’ai bien cru que ce jour n’arriverait jamais !
Elles s’embrassèrent avec effusion, puis, le regard embué, Ludmilla se retourna et prit congé.


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 Sujet du message: Re: Féériana I, Le trône d'Alicania (1er tome d'une trilogie)
MessagePosté: 18 Fév 2010, 11:14 

Inscription : 28 Oct 2009, 09:55
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NB: ce que j'écris là concerne les premiers chapitres, je n'ai pas eu le temps de lire les autres et je m'en excuse, je le ferai dès que possible.
Point positif: bon style, clair et efficace (et pour les fautes, je n'ai rien à dire étant donné que j'en fais moi-même pas mal!).
Je suis assez partagé sur le premier chapitre: c'est un peu rapide et téléphoné, on relit pour la xième fois l'histoire de la jeune-orpheline-élue-aux-supers-pouvoirs. Tout vient trop vite. Il manque une vraie ambiance de mystère qui titille le lecteur et le pousse à continuer. Ce premier chapitre pourrait être deux à trois fois plus long et nous faire partager l'ambiance empesentie de ce village provincial et endormi (j'extrapole). Il y aurait matière à de belles scènes et descriptions.
Par la suite, cela s'améliore. Néanmoins, pourquoi mettre dans la bouche du père de l'héroïne un tel discours sur son monde d'origine? On aimerait certes le découvrir, mais une description en règle, c'est un peu lourd, ça fait cours d'histoire-géo. Montre-nous cet univers, mets-le en scène, fait vivre ses habitants!
Sinon, la trame politico-familiale a l'air intéressante.
Voilà, j'ai conscience que j'ai été assez négatif et j'espère que cela ne te vexera pas. Je t'invite si tu le veux à te venger sur mes propres écrits postés sur le forum.


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 Sujet du message: Re: Féériana I, Le trône d'Alicania (1er tome d'une trilogie)
MessagePosté: 19 Fév 2010, 15:48 

Inscription : 01 Jan 2010, 16:17
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Localisation : Cantal
Merci totila de tes commentaires et non, je ne suis pas vexée. Tu n'as pas été uniquement négatif et je t'en remercie. Je suis juste un peu perplexe parce qu'une fois on me dit que j'en dis trop et juste après que je n'en dis pas assez alors j'ai un peu du mal à me situer. scratch :wink:
Non, sérieusement, je ne sais pas trop comment remanier ce premier chapitre car moi, je sais qu'au fond, il n'a pas une importance capitale pour la suite de l'histoire hormis le fait qu'il permet d'amener Célima à découvrir sa véritable identité. Le village où vit la jeune fille ne sera quasiment plus mentionné dans tout le reste du tome, de même que son amie Sophie qui ne réapparaitra qu'au tome 3. C'est la raison pour laquelle je ne me suis pas trop étalée sur ce passage. Mais c'est sans doute une erreur car le lecteur, lui, ignore tout ceci, et, vos remarques en sont la preuve, il s'interroge. Donc totila, merci de tes remarques très intéressantes, qui m'amènent à me poser des questions constructives.


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 Sujet du message: Re: Féériana I, Le trône d'Alicania (1er tome d'une trilogie)
MessagePosté: 20 Fév 2010, 19:01 

Inscription : 01 Jan 2010, 16:17
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Localisation : Cantal
Voici donc mon nouveau premier chapitre! J'ai essayé de le remanier en tenant compte des remarques mais en conservant le fond. Ce n'est qu'un premier jet mais avant de le retravailler, j'aimerais avoir votre avis. Est-ce mieux ou pire?

Chapitre 1

En ce sombre et pluvieux soir de novembre, Célima se hâtait de traverser la petite ville

d'Alberac aux côtés de son amie Sophie, afin de rejoindre le départ du bus qui devait les ramener

toutes les deux dans leurs villages respectifs. Âgées de dix-sept ans, elles étaient entrées en

terminale deux mois plus tôt et à présent, Célima ruminait le dernier cours de la journée qui l'avait

mise de fort méchante humeur. Tout en marchant d'un bon pas, ellese tourna vers son amie, dans

l'intention de lui faire partager son mécontentement.

― C'est n'importe quoi! Lança-t-elle rageusement, ses yeux d'émeraude brillant de colère.

Un week end pour faire un devoir de philo, il a pêté u plomb le prof, là!

Elle dévisagea Sophie, dans l'espoir de voir apparaître dans ses yeux de velours sombre une

colère qui fasse écho à la sienne. Mais la timide jeune fille blonde qui cheminait à ses côtés haussa

les épaules et répondit d'un ton mesuré :

― C'est vrai que deux jours ça fait court, mais tu ne penses pas que s'il nous l'avait donné

plus tôt, on aurait quand même attendu le dernier moment pour le faire?

Célima, déçue par le manque de réaction de son amie, rejeta en arrière ses boucles d'ébène

d'un geste rageur et adressa à la jeune fille un regard furibond.

― S'il nous avait laissé la semaine, insista-t-elle, on aurait au moins eu le temps de réfléchir,

de chercher des idées!

Elle guetta une approbation de la part de Sophie et réalisa aussitôt que celle-ci ne la

regardait plus mais fixait un point dans son dos. Agacée, la jeune fille fit brusquement volte face et

se retrouva presque nez à nez avec un inconnu, dont le visage était en partie masqué par la capuche

d'un sweat-shirt informe. De saisissement, Célima bondit en arrière et écrasa le pied de Sophie qui

n'émit pas la moindre plainte, toute occupée qu'elle était à scruter la ruelle déserte dans l'espoir d'y

voir surgir une présence amie.

L'individu s'approcha d'elles d'une démarche chancelante et prit la parole d'une voix avinée.

― Z'avez pas une clope?

Sophie baissa la tête, feignant de l'ignorer et accéléra le pas, mais Célima, qui bouillonait

encore de colère, lui répondit sèchement, sans même prendre la peine de le regarder:

― On fume pas.

― T'es sûre qu't'as pas une p'tite clope pour moi? Allez, fait pas ta mijorée.

La jeune fille, déjà passablement énervée avant l'intervention de l'inconu, fit un gros effort

pour prendre sur elle et répondre d'un ton, certe sec, mais poli.

― Je viens de vous dire qu'on fumait pas. On n'a pas de cigarette, un point c'est tout. Allez

voir ailleurs.

Le jeune homme vint se planter devant elle, lui bloquant le passage, et Célima réprima à

grand peine un haut-le-coeur, tant la puanteur qu'il dégageait était insupportable. C'était un mélange

d'alcool, de sueur, d'urine et de vomis, une odeur âcre et nauséabonde qui la prit à la gorge.

― Alors file-moi un peu de fric si t'as pas de clope, ordonna le malotru.

La jeune fille, à qui la moutarde commençait sérieusement à monter au nez, décida de le

contourner et de passer en force.Elle adressa un signe de tête rassurant à Sophie qui se tenait

derrière l'individu, les larmes aux yeux.

― J'ai pas d'argent non plus, le rabroua-t-elle sèchement, et si tu veux fumer, t'as qu'à te

payer tes clopes.

― Holà princesse, grinça le garçon en la prenant fermement par le bras pour la ramener face

à lui. Tu te prends pour qui avec tes grands airs? T'es qu'une petite pétasse.

Le sang de Célima ne fit qu'un tour. Elle s'arracha violemment aux doigts qui enserraient

douloureusement son bras et posa ses deux mains à plat sur le torse de son agresseur pour le

repousser.

― D'abord, tu ne me touches pas, cracha-t-elle. On t'a rien demandé, alors tu nous fiches la

paix et tu vas cuver dans ton coin. Et quand t'auras désaoulé, tu peux aussi penser à prendre une

douche, ça sera pas du luxe!

Le visage de l'inconnu se tordit de rage. Lorsqu'elle le vit fondre sur son amie et l'empoigner

par le col de son manteau, Sophie glapit de terreur et fouilla désespérément la ruelle

déserte du regard, dans l'espoir de voir apparaître un providentiel secours, mais à cette heure

tardive, il n'y avait qu'elles et leur agresseur, d'un bout à l'autre de la voie pietonne.

Célima se sentit soudain soulevée du sol et secouée comme un prunier. En enserrant

brutalement son col, le garçon avait également saisi la chaînette qu'elle portait autour du

cou et à laquelle était accrochée une petite sphère d'obsidienne. Les fins maillons d'argent

s'enfoncèrent cruellement dans sa chair tendre et lorsque la jeune fille, dans l'espoir de se libérer,

repoussa son agresseur de toutes ses forces, la chaîne se rompit brusquement et tomba sur les pavés.

Au même instant, son agresseur fut projeté dans les airs et retomba cinq mètres plus loin, dans une

flaque d'eau. Il lui jeta un regard effaré et fit mine de se relever, mais à son propre étonnement, le

jeune homme resta figé sur place, incapable du moindre mouvement, comme cloué au sol.

Stupéfaite, Célima lança à Sophie un regard interloqué. Un bruit de frottement ramena

aussitôt son attention sur l'inconnu et elle constata qu'il s'était relevé et fuyait à toutes jambes.

― C'est quoi ce délire? haleta-t-elle,en tentant de reprendre son souffle, les mains posées à

plat sur ses cuisses.

Sophie secoua la tête, puis se baissa pour ramasser quelque chose sur le sol. Elle déposa la petite boule noire et la chaîne brisée dans la paume ouverte de Célima, avant de poser sur elle un regard empli d'étonnement et d'admiration.
‒ Comment tu as fait ça ?interrogea-t-elle.
‒ J'en sais rien, avoua Célima en tremblant comme une feuille, il s’est envolé tout seul ! Et en plus, cet abruti a cassé ma chaîne! Mon père va en faire toute une maladie!
La jeune fille subissait à présent le contre-coup de sa mésaventure. Son coeur battait la chamade et ses jambes flageolantes la supportaient à peine. Avant qu'elle ne s'effondre, son amie enlaça ses épaules et la serra entre ses bras dans l'espoir de l'apaiser.
‒ C'est pas la fin du monde, murmura-t-elle à son oreille. C'est qu'une chaîne, ça doit pas coûter bien cher de la faire réparer.
‒ Non, c'est pas ça, souffla Célima, mais ce bijou appartenait à ma mère et papa tient absolument à ce que je le porte tout le temps! Il me l’a donné pour mes six ans en me faisant tout un laïus, comme quoi il était très important pour lui que je le garde toujours sur moi, que maman était toujours à mes côtés, blabla… Là, il ne va pas avoir le choix ! Je vais bien être obligée de le quitter pour le faire réparer.
Les mots se pressaient sur ses lèvres sans qu'elle puisse les retenir, comme si ce flot de paroles pouvait emporter le souvenir oppressant des instants précédents. Elle luttait de toutes ses forces pour tenter de reprendre le contrôle de ses émotions et chasser la boule qui s'était formée quelque part au creux de son ventre.
‒ T'inquiète pas, la consola son amie, il comprendra bien que ce n'est pas ta faute.
Célima haussa les épaules, puis referma sa main sur le pendentif avant de le glisser dans la poche de son jean. Enlacées, les deux adolescentes se remirent silencieusement en route.
Assise dans le bus, le front appuyé contre la vitre, Célima regardait défiler le paysage sans vraiment le voir. Elle repassait l'altercation en boucle dans sa tête et essayait d’analyser ce qui lui avait traversé l’esprit au moment où l'inconnu l’avait empoignée. La fureur s’était alors emparée d’elle et elle avait tenté de toutes ses forces de repousser l’odieux individu. Mais elle ne parvenait pas à s'expliquer ce qui s'était passé ensuite. Non seulement son agresseur l’avait lâchée, mais il avait carrément voltigé dans les airs ! Puis, alors qu’elle le toisait de toute sa hauteur, le type avait semblé incapable de bouger un orteil et il l’avait regardée comme si elle était un monstre ou une bête féroce. Bon, certes, après il avait détalé comme un lapin ; mais même ça, c’était pas clair ! C’était un costaud ce gars-là, il n’aurait pas dû avoir peur d’une adolescente ! À moins qu’il n’ait senti, lui aussi, qu’il se passait un truc bizarre.
Célima jeta un coup d’œil à Sophie et réalisa que celle-ci la contemplait d’un air songeur. Elle haussa un sourcil interrogateur et sa compagne lui sourit affectueusement.
― Tu m'as fichu une de ces trouille, soupira-t-elle. Qu'est-ce qui t'a pris de le provoquer comme ça?
― Tu rigole! protesta Célima en écarquillant les yeux. C'est lui qui nous a agressées!
― Oui, mais ça aurait quand même été plus prudent de pas lui répondre comme tu l'as fait. Tu te rends compte que tu l'as vraiment échappé belle?
Célima grimaça en se remémorant les doigts du garçon sur sa gorge et son visage à quelques centimètres du sien. Un frisson rétrospectif l'ébranla et elle porta les mains à son cou.
― Tu as raison,admit-elle. Je sais pas ce qui se serait passé si je n'avais pas réussi à le repousser.
― Et tu ne sais vraiment pas comment tu as fait pour le faire voltiger comme ça? S'étonna son amie d'un air dubitatif.
― Non, je te l'ai dit, soupira Célima, je l'ai repoussé de toutes mes forces pour qu'il me lache et il s'est envolé d'un coup.
La jeune fille claqua des doigts pour illustrer son propos et revit en pensée l'instant où l'homme avait été mystétieusement propulsé dans les airs. Elle n'y comprenait rien, tout se brouillait dans son esprit. Sophie n'insista pas plus, consciente du malaise de sa compagne.
Quand le bus arriva à Carquenat, la jeune fille blonde se leva et prit son sac. Puis elle se pencha et déposa un baiser sur la joue de son amie.
‒ À demain ! Et…Célima, ne cogite pas trop… C’était qu’un gros nul ce mec, gros muscles et petit cerveau !
Célima lui rendit machinalement son sourire et la regarda descendre du bus avec un coupable soulagement. Puis, elle se cala contre le dossier de son siège et se replongea dans ses sombres pensées. Elle avait beau tourner et retourner l'incident dans sa tête, elle ne parvenait pas à trouver d'explication satisfaisante à l'issue étrange qu'avait connue l'agression. Tout ça n'avait aucun sens.


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 Sujet du message: Re: Féériana I, Le trône d'Alicania (1er tome d'une trilogie)
MessagePosté: 20 Fév 2010, 19:03 

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Et voici ce que j'ai fait avec le chapitre 2:

Chapitre 2
Lorsqu’elle poussa la porte d’entrée de la maisonnette qu’elle partageait avec son père, Célima entendit celui-ci fredonner dans son bureau. Elle referma silencieusement le battant et se faufila dans le couloir, retardant le moment de l'affronter.
L'adolescente savait que son père avait aimé sa femme à la folie et ne s’était jamais totalement remis de sa mort. Avila n'avait pas survécu à la naissance de sa fille et Célima se demandait parfois, s’il ne le lui reprochait pas inconsciemment. Mais il avait toujours été un père aimant et attentif, et il faisait de son mieux pour faire vivre, dans le cœur de sa fille, le souvenir de celle qui lui avait donné la vie. Tout ce qui touchait à la défunte était sacré et elle savait que la destruction de son collier allait le bouleverser. Elle était consciente que sa responsabilité n’était pas en cause et qu’une chaîne brisée n’était pas un problème majeur, mais elle appréhendait le moment où elle devrait infliger à son père peine et déception. Et plus que tout, elle s'en voulais pour l'angoisse qui n'allait pas manquer de le submerger lorsqu'elle lui raconterait sa mésaventure.
D’aussi loin qu’elle se souvienne, il n’avait jamais levé ni la main, ni la voix sur elle, se contentant, quand elle désobéissait, de lui lancer un regard qui exprimait toute sa colère, sa tristesse ou, ce qui la touchait le plus, sa déception. Il se montrait toujours tellement surprotecteur à son égard! Elle n'ignorait pas que depuis la mort d'Avila, il avait mis, pour elle, sa vie entre parenthèses, elle vivait constamment dans la crainte de ne pas être à la hauteur, de ne pas mériter un tel sacrifice.
Célima allait monter discrètement dans sa chambre, quand elle se reprocha tout à coup sa lâcheté. Son père méritait mieux qu’une fille qui rentre en douce pour éviter de l'affronter.
Elle revint sur ses pas et passa la tête par l’embrasure de la porte du bureau. Charles Tandor était installé devant son ordinateur, une mèche de cheveux dorés retombant devant ses yeux bleu saphir fixés sur l'écran.
‒ Coucou papa ! Je suis rentrée !
‒ Ah ! Ma chérie ! sourit-il. Ça s’est bien passé ?
‒ Eh bien, euh… il nous est arrivé un petit problème tout à l’heure, en allant prendre le bus place de la Paix. Avec Sophie, on marchait dans la rue piétonne et un mec, bourré à la clé, nous a pris la tête pour qu'on lui file une cigarette. Je l’ai envoyé bouler un peu fort, alors ça lui a pas plu. Il m’a attrapée par le col et a commencé à me secouer comme un prunier !
Charles Tandor ne souriait plus du tout et avait même un regard horrifié.
‒ Quelqu’un est intervenu ? souffla-t-il. Il s’est fait embarquer, j’espère !
‒ Euh… en fait, il n'y avait personne d'autre à cette heure-là. Mais je ne me suis pas laissée faire et je l'ai repoussé tellement fort qu'il s’est envolé dans les airs et a atterri cinq mètres plus loin, les fesses dans l’eau, avant de prendre ses jambes à son cou et de disparaître comme une fusée.
Célima souriait timidement en racontant la scène qui sur le moment l’avait ébranlée, mais qui lui apparaissait maintenant plus bizarre que réellement dangereuse. Elle souhaitait, avant tout, dédramatiser la situation, afin de rassurer son père.
Au lieu de répondre à son sourire, Charles devint livide.
‒ Où est ton collier ? lacha-t-il d'une voix blanche.
‒ Eh bien justement, expliqua la jeune fille, il l'a cassé en m’attrapant par le col, mais je l’ai récupérée.
Elle sortit le bijou de sa poche et le posa sur le bureau de son père.
‒ Il faudra juste faire réparer la chaîne et hop, je pourrai le remettre en moins de deux ! ajouta-t-elle.
‒ Je dois avoir une chaîne qui traîne dans un tiroir, marmonna-t-il, je vais y mettre la pierre et tu pourras la remettre tout de suite autour de ton cou.
‒ Il n’y a rien d’urgent papa, ça peut attendre demain ou même lundi ! protesta Célima, en songeant que là, son père en faisait vraiment trop.
Ça tournait à l'idée fixe! Charles ouvrait brutalement tous les tiroirs de son bureau, visiblement en proie à une très grande agitation.
‒ Non non, ne t’inquiète pas, j’en ai pour une minute ! lança-t-il sans même lui jeter un coup d’œil.
Célima regardait son père d’un air dubitatif. Elle s’était attendue à sa tristesse, à sa déception, mais certainement pas à cette fébrilité proche de la panique. Tandis qu’elle l’observait avec incompréhension, elle sentit l’agacement la gagner. Elle souhaitait qu’il cesse de s’agiter dans tous les sens et qu’il lui dise enfin ce qui clochait.
Soudain, Charles sembla se figer sur place, à moitié baissé, la tête dans un tiroir. Célima l’entendit pousser un petit cri de surprise.
‒ Papa ? Qu’est-ce qu’il y a ? Tu t’es fait mal ? s'inquiéta-t-elle.
‒ Je crois qu’il va falloir qu’on discute un peu tous les deux… marmonna-t-il d’une voix étouffée, mais, ma petite chérie, pourrais-tu te retourner une seconde s’il te plaît…
‒ Hein ?! Quoi ?! Mais pourquoi ? interrogea Célima, interloquée.
‒ S’il te plaît, retourne-toi juste une seconde et après je répondrai à toutes tes questions, articula-t-il entre ses dents serrées.
Célima haussa les épaules en grimaçant et fit volte-face.
‒ Là ? C’est bon ?
‒ Oui c’est parfait. Merci ma puce, reprit-il d'une voix plus assurée. Maintenant, remets ce bijou autour de ton cou et allons au salon, nous serons mieux pour discuter.
Il lui tendait la petite sphère d’obsidienne, enfilée sur une nouvelle chaîne. Sans un mot, Célima s’en saisit et obéit. Elle lut un indiscible soulagement dans le regard de son père, lorsque la petite boule noire eut retrouvée sa place sur sa gorge, et se demanda deux secondes si elle était entrée dans la quatrième dimension ! Depuis son agression, tout à l’heure, tout semblait bizarre et c’était indubitablement lié à ce collier, qu’elle portait autour du cou depuis des années.
Elle suivit son père au salon et ils prirent place côte à côte sur le canapé de cuir. Charles Tandor posa une main sur le genou de sa fille et avec un soupir résigné, commença à raconter :
‒ Ma chérie, tu viens d’avoir dix-sept ans et je ne t’ai pas vue grandir. Je pensais que j’avais le temps et que les choses pouvaient rester comme ça encore un moment, mais j’avais tort. Que ce soit à dix-sept ans ou à dix-huit comme je l’avais prévu, je pense que tu es prête à connaître la vérité et à l’assumer avec maturité.
‒ Je ne comprends rien à ce que tu dis ! protesta Célima avec impatience. Quelle vérité ? C’est quoi toute cette histoire ?
L'adolescente sentait une boule qui grossissait au creux de son estomac et elle s’aperçut que ses mains tremblaient. Elle revoyait l'expression du visage de son agresseur alors qu'il gisait sur le sol, la terreur dans son regard. Qu'est-ce qui clochait chez elle? De quelle tare était-elle affublée?
‒ Toi et moi, Célima, poursuivit Charles Tandor, nous n’appartenons pas à ce monde. Nous venons d’ailleurs, d'une autre dimension, d’un monde dont personne ici ne connait l’existence. Et nous ne sommes pas tout à fait semblables aux gens qui nous entourent. Mon véritable nom est Karl-Magnus Tandor'ich, mais j'ai dû en changer pour me fondre dans le paysage local.
‒ Mais bien sûr ! s'exclaffa la jeune fille en sautant sur ses pieds. Et on fait partie du SGC! À moins qu’on ne soit des aliens?! Et on a franchi la porte quand, avant ou après ma naissance ?
Un immense soulagement s'empara d'elle. Tout ceci n'était qu'une farce, elle ne souffrait d'aucune monstruosité!
‒ Je ne plaisante pas, Célima, protesta Charles, en lui saisissant la main afin qu'elle se rasseoie. Je sais que ça doit te paraître complètement dingue, mais nous venons réellement d’un autre monde, un monde qui s’appelle Féériana et que nous partageons avec d’autres créatures qui risquent de te surprendre un peu…
Célima était muette de stupeur. Elle fixait Charles avec incrédulité et pensait  ça y est, mon père a pêté un plomb !  Non, en fait,  je suis en train de rêver et quand je vais me réveiller, je serai morte de rire ! 
‒ Je me nomme réellement Karl-Magnus, affirma son père avec un sérieux confondant, et ma mère est une demi-fée. Ma grand-mère est la reine du royaume du Korrlans, le territoire des fées, des korrs et des teuzs. C’est grâce à elles que nous sommes ici, toi et moi.
‒ Des fées ! glapit l'adolescente, de plus en plus inquiète pour la santé mentale de son géniteur. Mais c'est du délire, Papa!! Pourquoi pas des elfes aussi tant qu’on y est ! Et puis des nains, des orques, des hobbits ! Sans oublier l’anneau !!
‒ Non Célima, ce n’est ni une blague, ni un conte à dormir debout, mais la réalité. Et oui, tu as également des elfes parmi tes ancêtres, mais pas de nain. En tout cas pas que je sache. Quant aux orques et aux hobbits, désolé, on n’en trouve pas à Féériana. Le royaume où tu es née s'appelle Alicania. Les alicans étaient des hommes et des femmes ordinaires, à l’origine, comme ceux qui peuplent la Terre, mais à force de mélanges entre les races, ils ont fini par hériter, pour certains d’entre eux, des pouvoirs de leurs ancêtres à l’essence magique.
Karl-Magnus scrutait le visage de sa fille, attendant sa réaction, mais à sa grande surprise, elle n’avait pas vraiment l’air de réagir à ces révélations pour le moins… inattendues !
En réalité, la jeune fille était tellement abasourdie, qu’elle était comme pétrifiée sur le canapé, incapable du moindre mot ou du moindre mouvement.
‒ Ne bouge pas, s'exclama son père en sautant sur ses pieds. Attends-moi là une minute, je vais te montrer quelque chose qui t’aidera peut-être à mieux comprendre !
Célima hocha la tête, toujours muette de saisissement.
Karl-Magnus se hâta vers son bureau, d’où il revint quelques minutes plus tard avec, dans les mains, un objet enroulé dans un morceau de soie. Il posa le paquet sur la table basse et entreprit d’écarter les pans du tissu pour mettre à jour son contenu.
Célima eut un hoquet de surprise et de déception. C’était une petite pyramide de roche transparente, avec des inclusions de fumée grise. Très joli, mais rien d’exceptionnel ni de féérique !
‒ C’est avec ceci que nous sommes arrivés dans ce monde, toi et moi, expliqua Karl-Magnus. Cette pierre permet de passer d’un monde à un autre et elle m’a été confiée par ma grand-mère, qui a pris de très gros risques en me laissant l’utiliser et la garder auprès de moi. Elle contient toutes les connaissances et tous les secrets du Korrlans et elle ne doit surtout pas tomber entre de mauvaises mains ! C’est également ma grand-mère qui m’a remis la sphère d’obsidienne que tu portes autour du cou depuis que tu as six ans. Ce bijou bloque tes pouvoirs, tant qu’il est en contact avec toi.
‒ J’ai des pouvoirs ? s'étrangla Célima. Quels pouvoirs?
– Je ne sais pas exactement, avoua-t-il, c'est très variable d'un individu à un autre, mais ce sont tes facultés magiques qui t'ont permis de te libérer de ton agresseur tout à l'heure, ça ne fait aucun doute.
– En fait, tu ne m’as dit que des mensonges : ce collier n’a rien à voir avec ma mère comme tu me l’as raconté !
‒ C’est vrai que je t’ai beaucoup menti, concéda Karl-Magnus, mais c’était pour te protéger. Aurais-tu accepté de le porter si tu avais su la vérité au sujet de ce collier ?
‒ Bien sûr que non ! glapit la jeune fille, ulcérée.
‒ Et que crois-tu qu’il se serait passé ? Crois-tu que ce monde serait prêt à accueillir des gens comme nous ?
‒ Mais si tu m’en avais parlé, j’aurais pu faire attention !
‒ Tu étais bien trop jeune pour te contrôler et pour comprendre combien c'était nécessaire, soupira-t-il.
–Et tu comptais m'en parler quand?
– Je comptais te dire la vérité à ta majorité, afin que tu sois prête à assumer ton passé et à faire tes choix.
‒ Choisir entre quoi et quoi ?objecta Célima. Tu ne m’as même pas dit pourquoi nous étions ici, au lieu de voler avec les fées et les elfes ! Et maman, elle venait d’où, elle ?
Karl-Magnus sourit tristement et sembla rassembler tout son courage pour continuer.
‒ Là, souffla-t-il, il va falloir que tu me pardonnes encore bien des mensonges, ma chérie.
‒ Quoi ?! s'époumona la jeune fille. Elle est vivante ! Tu m’as caché que ma mère était en vie !
Célima avait bondi sur ses pieds et regardait son père avec rage. Ses yeux lançaient des éclairs et il remercia silencieusement le ciel qu’elle ait son collier autour du cou.
‒ Non Célima, ta maman est bien morte, malheureusement. Mais elle n’est pas morte en te donnant le jour, elle a été… assassinée.
Un lourd silence tomba sur le salon. La jeune fille se rassit, hébétée, ne sachant plus que dire, ni que penser. Puis, elle se souvint de toutes les fois où elle s’était sentie tellement coupable d’être vivante, de rire, d’être heureuse, alors que sa mère avait perdu la vie en la lui donnant. Une puissante colère monta en elle, balayant tout sur son passage, en particulier l’amour profond qu’elle portait à son père et le souvenir de toutes ces années qu’il avait consacrées à veiller sur elle.
‒ Tu m’as laissée croire, tout ce temps, que maman était morte par ma faute ! cracha-t-elle. Est-ce que tu as la plus petite idée du calvaire que c’est, pour une petite fille, d’endosser la responsabilité du décès de sa mère ?!
Karl-Magnus voulut la prendre dans ses bras, mais elle le repoussa violemment.
‒ Ma douce, je n’ai jamais voulu que tu te croies coupable de sa mort ! balbutia-t-il, mortifié. J’ignorais que tu te faisais de tels reproches ! Il n’y avait aucune raison… tu n’aurais pas été responsable même si…
‒ Je sais cela aujourd’hui, mais quand j’étais plus jeune, je me disais que tu devais me détester pour t’avoir pris celle que tu aimais…
‒ Mon bébé, je suis tellement désolé, souffla-t-il en secouant la tête avec impuissance. C’était simplement le moyen qui me semblait le plus simple pour éviter de m'enliser dans d’autres mensonges, encore plus compliqués, et pour répondre à tes questions.
‒ Qui a tué ma mère ? articula la jeune fille. Et pourquoi?
‒ Célima,objecta-t-il, il faut d’abord que je te parle un peu plus d’elle et de sa famille. Ta mère, comme nous, appartenait au monde de Féériana, mais elle n’était pas n’importe qui. Elle était une descendante du grand roi Xandor Slilan’ich d'Alicania et elle était son héritière légitime. Tu comprends ce que cela signifie ?
Célima médita un instant les paroles de son père.
‒ Elle était reine ? murmura-t-elle avec incrédulité.
‒ Non, pas reine, rectifia Karl-Magnus, princesse héritière. Sa mère, la reine Mégala, régnait encore quand ta maman est morte, mais elle devait lui succéder un jour. Et après la mort d’Avila, c’est son frère Xaril qui devint l’héritier du trône.
‒ Et mon grand-père, le roi ?
‒ Ton grand-père Marcus est décédé il y a bien longtemps, mais il n’était pas roi, il était prince consort. C’est ta grand-mère Mégala qui a hérité du trône à la mort du roi Alexior, son père. Elle était fille unique. À Alicania, comme dans beaucoup d’autres royaumes, c’est l’aîné qui hérite du titre, quel que soit son sexe. C’est ainsi que ta maman devait devenir reine, et non pas son frère Xaril. Je n’aime pas dire du mal des absents, mais je dois t’avouer que ton oncle n’est pas un personnage très sympathique. Il est envieux et obsédé par le pouvoir et il appréciait assez peu que sa sœur passe avant lui dans l’accession au trône.
‒ Qui a assassiné ma mère ? insista la jeune fille.
‒ Sincèrement Célima, je ne peux te donner aucune réponse formelle, même si je sais effectivement qui est l’homme qui l’a tuée : il se nommait Vénor Takan et n’était qu’un vulgaire tueur à gage, à la solde d’un personnage bien plus démoniaque. Mais je n’ai aucune preuve pour confondre celui qui a commandité le meurtre d’Avila.
‒ Tu as des soupçons ? suggéra la jeune fille.
‒ Oui j’en ai, grinça Karl-Magnus, et même une quasi certitude. J’ai l’intime conviction que Xaril a payé Vénor Takan pour tuer sa sœur, mais je n’ai aucun moyen de le prouver. Quelques temps avant sa mort, Avila m’avait avoué qu’il lui faisait peur et après ta naissance, elle était même prête à renoncer au trône et à quitter Alicania avec nous, pour te protéger de ses manigances. Nous avions organisé notre fuite et ma grand-mère avait accepté de nous aider. Je rentrais du Korrlans pour avertir Avila que tout était prêt : j’avais trouvé une agréable maison dans la Forêt Océane et il me tardait de vous y emmener toutes les deux. Mais en arrivant au palais, j’ai trouvé Avila sans vie dans notre chambre, un couteau planté dans le cœur. J’étais anéanti ! Le drame venait juste de se produire car sa peau était encore chaude et je me reprochais de ne pas être arrivé à temps pour la sauver. Quand j’ai repris mes esprits, j’ai immédiatement donné l’alerte, mais Xaril s’est débrouillé pour faire peser les soupçons sur moi. Je risquais d’être emprisonné d’un instant à l’autre, quand Vénor Takan fut arrêté. Des témoins l’avaient vu fuir dans les couloirs du palais, couvert de sang. Il a avoué le crime, mais a refusé tout d’abord de nommer son commanditaire. Puis quelques jours avant sa condamnation, des amis vinrent m’avertir qu’il m’avait dénoncé et que j’allais être arrêté. Je t’ai prise avec moi et je me suis enfui au Korrlans, où ma mère et ma grand-mère nous ont cachés le temps d’organiser notre passage et notre installation dans ce monde.
Les larmes roulaient sur les joues de Karl-Magnus, alors qu’il revivait ces terribles évènements. Il les essuya du revers de la main, et, les yeux rougis, se tourna vers sa fille avec un sourire triste.
‒ Il était hors de question que je te perde toi aussi ! Tu étais tout ce qui me restait d’Avila et lorsqu’on l’a mise en terre, j’ai juré sur sa tombe que je te protégerais coûte que coûte… et que lorsque tu n’aurais plus besoin de moi à tes côtés, je reviendrais à Alicania pour la venger !
‒ Mais comment as-tu fait pour débarquer dans ce monde, comme ça, sans existence légale ?
‒ Eh bien, grâce à la pyramide de quartz fantôme que nous avaient donné les dragons, nous…
‒ Les dragons ?! glapit Célima, en ouvrant des yeux comme des soucoupes.
‒ Ah oui ! J’ai oublié de te parler des dragons...


Dernière édition par Laurence le 21 Fév 2010, 18:44, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Féériana I, Le trône d'Alicania (1er tome d'une trilogie)
MessagePosté: 20 Fév 2010, 21:13 

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Ah, voilà une chose intéressante! Le premier chapitre ainsi revisité est meilleur, et de loin! Ca m'a vraiment donné envie de lire la suite ; je trouve cela bien plus prenant, surtout la scène de l'altercation. Et la suppression des passages concernant la différence de Célima d'avec les autres habitants du village permet d'éviter certains clichés qui se trouvaient dans la première version.
Le deuxième chapitre aussi se lit bien mieux, car il est plus vivant. J'ai toujours un peu de mal à accrocher au discours descriptif du père, mais je dois néanmoins avouer qu'il me semble nettement amélioré.
Tout cela est de très bonne augure, et je suis curieux de voir comment l'histoire va évoluer.


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